Beaucoup se pose la question sur la sexualité des personnes en situation de handicap comme le cas d’un internaute qui n’est pas passé par le dos de la cuillère dans un commentaire à la suite d’une publication de Fovi Katakou. Dans un style doux, le natif de Yoto n’a pas manqué de répondre. Dans un coup de gueule sur la page Facebook, ce dernier n’a tardé à parler de la vie sexuelle des personnes en situation de handicap. Lisez !

« Fovi Katakou, comment tu fais pour baiser?« 

À la suite de la publication de la photo de mon fils, qui fête ses 3 ans aujourd’hui, un internaute a jugé utile de me poser cette question. Beaucoup vont certainement condamner la vulgarité de cette question. Et ils auront raison.

Mais derrière cette question, je vois surtout une occasion de parler d’un sujet dont on parle très peu : la sexualité des personnes en situation de handicap.

Pourquoi sommes-nous parfois surpris qu’une personne handicapée puisse avoir une vie affective, amoureuse, familiale ou sexuelle ?

Parce que, dans l’imaginaire de beaucoup de gens, le handicap a effacé l’homme ou la femme qui se trouve derrière le handicap. Pourtant, le handicap ne supprime ni les émotions, ni les sentiments, ni les désirs, ni la capacité d’aimer, ni le droit de construire une famille.

Regardez simplement la nature : le poisson, l’oiseau, l’escargot, le ver de terre, le canard et même les insectes ont leurs propres modes de reproduction et leurs comportements sexuels. Alors pourquoi l’être humain, doté d’intelligence, continue-t-il à considérer la sexualité d’une personne handicapée comme quelque chose d’étrange ou d’impossible ?

Le problème n’est peut-être pas le handicap. Le problème, c’est le regard que nous portons sur le handicap. Une personne en situation de handicap n’est pas uniquement quelqu’un qui utilise un fauteuil roulant, une béquille, une canne ou qui a besoin d’assistance.

C’est d’abord une personne.

Elle peut aimer.

Elle peut être aimée.

Elle peut avoir des projets.

Elle peut se marier.

Elle peut devenir parent.

Elle peut avoir une intimité.

Et surtout, son intimité ne regarde pas le public.

À celui qui m’a posé cette question, je pourrais répondre par la vulgarité. Mais je préfère répondre par l’éducation. Parce que si mon handicap peut susciter ta curiosité, il ne doit jamais devenir une invitation à violer mon intimité.

Parlons donc du handicap. Parlons d’amour, de vie affective, de parentalité, d’accessibilité, de dignité et de droits.

Mais apprenons aussi une chose fondamentale : Une personne handicapée n’a pas à expliquer son intimité pour prouver qu’elle est pleinement humaine.

DeLaViefovi Katakou ( b-a-b-a, RAL)Nature-Homme-Societe

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