Pendant que le peuple togolais se prépare pour la commémoration du 66e anniversaire de sa souveraineté, le 27 avril prochain à Lomé et dans les différentes préfectures du Togo, il est visiblement clair que certains veulent tirer profit de cette organisation.

Chose curieuse, le préfet d’Amou, dans un avis d’invitation et d’appel de fonds adressé aux opérateurs économiques de sa préfecture, aux différentes communes ainsi qu’aux cadres natifs du milieu mobilise des fonds pour cette activité nationale placée sous l’autorité du ministère de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières.

Un appel de fonds dû à l’insuffisance de la cagnotte octroyée à la préfecture

Selon nos recoupements, la cagnotte allouée par le gouvernement aux différentes préfectures est proportionnelle à la taille de chaque préfecture et la préfecture d’Amou depuis quelques années fait toujours recours aux bonnes volontés pour l’organisation de cette fête d’envergure nationale.

« À cette occasion et soucieux d’assurer une organisation réussie de cet événement d’importance nationale, nous venons très respectueusement solliciter votre appui financier afin de soutenir les différentes activités prévues. Les contributions pourront être remises au Secrétariat général de la préfecture d’Amou ou par T-money sur le numéro 9001-0612« , informe la note signé par le Préfet KOUFAMA Bissalouwè.

Un appel de fonds sans budget prévisionnel

Comme dans toute organisation, un budget prévisionnel est toujours annexé à la demande de mobilisation de fonds et un reçu de paiement indique toujours l’apport des structures ou des personnes de bonne volonté.

Un appel de don qui traduit la démission du gouvernement

En vue de ce qui précède et du contenu de la note, tout porte à croire que l’état a démissionné par son incapacité d’organiser une fête d’indépendance pour le bonheur des populations dans la Ve République. La fête de l’indépendance comme sous d’autres cieux est un moment de fête où chaque préfecture ou région doit exprimer ses besoins pour une meilleure organisation.

Il est souvent regrettable d’observer dans un État qui se dit « de droit« , de tel contraire aux idéologies du Président du Conseil.

Nous y reviendrons !

@Relance Info (9261-13-31)

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