Tous les jours pour le voleur, un seul jour pour le propriétaire, dit-on. Eh bien, l’entraîneur du Boxing Club à la Gendarmerie nationale togolaise, Alex APOVOR est cette-fois ci pris dans ses magouilles financières.

Les faits

Pendant que deux pugilistes de l’AGENA se préparent pour des compétitions à Accra et à Lomé, les responsables de la Gendarmerie nationale togolaise ont décidé de porter un coup de main aux deux jeunes togolais respectivement Vignon de SOUZA et Kossi Edem OUTIKPA à hauteur de Cent-cinquante mille (150.000) francs CFA à travers leur entraîneur Alex Comlan APOVOR. Contre toute attente, ce dernier a remis à chacun des pugilistes une somme de Trente mille (30.000) francs CFA soit un total de Soixante mille (60.000) frs CFA pour se procurer du reste.

Contacté par notre rédaction après la nouvelle, Vignon de SOUZA n’a pas manqué d’exprimer sa désolation.

« C’est toujours comme ça que cela a été mais vu qu’il est notre entraîneur, on essaie de faire avec. Maintenant que j’ai signé un contrat avec mon manager, les choses ne peuvent plus se passer comme avant », a-t-il confié avant d’ajouter que « c’est 30000 qu’il m’a remis de la part d’un capitaine de la gendarmerie pour mes préparatifs ».

De son côté, Edem OUTIKPA n’a pas caché son regret des suites du comportement de son entraîneur.
« C’est bien vrai qu’il est notre entraîneur mais il ne nous traite pas bien en matière d’argent. C’est nous qui irons compétir et c’est à nous que les fonds sont destinés mais malheureusement, nous n’avons eu que des miettes ».

Les dessous des magouilles d’Alex APOVOR

Manquant d’arguments, le sieur APOVOR fait savoir que lui en tant qu’entraîneur ne peut pas recevoir le même quotas que les pugilistes car c’est grâce à lui qu’il iront compétir.

« C’est moi l’entraîneur et les jeunes boxeurs ne peuvent pas avoir la même somme que moi », a-t-il déclaré à notre rédacteur au téléphone avant d’ajouter que « ils sont quatre à aller compétir finalement, j’ai remis 30000 frs chacun aux plus âgés et 20000 frs aux moins. Le capitaine m’a dit de prendre aussi 50.000 francs ».

De deux pugilistes, les magouilles financières ont augmenté le nombre à quatre avec un grand étonnement des pugilistes.

Même si les magouilles financières n’épargnent aucune fédération ni club, elles sont encore plus monnaie courante au niveau de la boxe, ce qui freine toujours la relance de cet art noble depuis fort longtemps.

Il est donc urgent pour les responsables de l’AGENA de se soustraire de l’entraîneur qui salit l’image du club.

Nous y reviendrons !

Maurice (9030-0422)

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