Le chiffre est allarmant. Repenser à l’éducation des apprenants en scolaire est de mise pour l’avenir de ces derniers qui s’adonnent beaucoup plus au sexe au lieu de fermer les cuisses pour étudier.

Préoccupé par cette situation, le jeune journaliste et professeur de lettres Innocent WOTOGLO, alias Innocent Lebon s’attèle à une réflexion sur sa page Facebook.

Lisez ! GROSSESSE EN MILIEU SCOLAIRE AU TOGO : LA SURPRISE DE LA SURPRISE

J’ai fait une publication ce matin sur les cas de grossesses en milieu dans notre pays en se basant sur les chiffres officiels de la cellule genre.

On y note que : 2284 cas de grossesses dont 17 au PRIMAIRE, 1 319 au CEG et 948 au LYCÉE ont été enregistrés pour l’année scolaire 2024-2025.

J’étais SURPRIS que des gens soient SURPRIS par ces chiffres qui en réalité pourraient être moins que la réalité. Font-ils semblant de nier la réalité ?Avec l’avènement des réseaux sociaux, il se dessine clairement que les enfants ont pris le pouvoir. Ils ont tous les droits à leur portée. Ils ont « leur propre liberté« .

Un enseignant qui veut rappeler à l’ordre un élève est vite vu comme un élément privatif de droits des enfants.

Des parents eux-mêmes contribuent parfois à incriminer l’enseignant. Et pendant ce temps, l’autorité parentale en crise. Les enfants ont « leur propre pouvoir« .

Les réseaux sociaux, en occurence Tik Tok vient sonner le glas !

Que voient les élèves sur Tik Tok ? Qu’est-ce que les adultes créent comme contenus viraux sur ce réseau ? Quel contenu rendons-nous viral ? Vous savez pertinemment que ce sont des contenus qui parlent de s.e.x.e, f.e.ss.es., se.ins. Médicament pour gros se.ins, grosses fe.sses. Faire l’amour n’est plus sujet tabou sur les réseaux sociaux ! Homme et femme qui font l’amour ne signifie plus rien. C’est en « public« . Vente de gadgets sex.u.el.s. Opération pour avoir un corps de rêve etc…

Depuis quelques années, c’est la tendance Micro trottoir… Allez-y voir les questions posées et même aux enfants ! On fait jouer des scènes sexuelles aux petits enfants au nom d’une certaine comédie qui n’a rien de comique. Mais que font les adultes ? Ils regardent.. Celui qui veut dire que ce n’est pas bien….il est vilipendé. Je pense que d’ailleurs, le terme c’est « Bloqué« .

Les chansons que nos enfants maîtrisent le mieux dans le pays….ce sont des chansons qui parlent se.x.u.a.lité. Nos enfants au cours primaire maîtrisent mieux et parfaitement ces chansons.On les filme d’ailleurs pour publier sur les réseaux sociaux pour des « Vues et like« .

Les adultes qui doivent guider filment leurs ébats se.xu.els , les publient en toute conscience pour des vues avant de jouer aux étonnés ou aux victimes. Et comme cerise sur le gâteau, ce sont ceux qui font ce genre de contenus qui sont rendus STARS. Il paraît que le terme approprié c’est INFLUENCEURS. Eh bien l’influence a marché et va continuer de marcher. Malheureusement, plus chez les enfants. Aucun parent ne rêve de voir sa fille revenir de l’école avec grossesse.

Mais que fait le parent ? Ce parent qui pense offrir un Android à son enfant ? Sans contrôle ? Ce parent même qui se met nu sur les réseaux sociaux ? Ce parent qui parle se.xua.lité chez son enfant ?

Ce parent qui utilise des termes hautement intimes, sexuels, vulgaires devant son enfant chaque jour ? Les enfants ne sont généralement attentifs à leur environnement. Ils y prennent exemple.

Pour parler des chiffres, notons que selon les données officielles, entre 2018 et 2020, environ 3000 cas de grossesses ont été enregistrés en milieu scolaire au Togo.

Et entre 2020-2023, 8631 cas de grossesses ont été enregistrés au Togo dont 526 au primaire, 6080 au collège, 2025 au lycée.

Ça vous étonne que des enfants du primaire tombent enceintes ? Vu tout ce qui a été dit plus haut, cela ne devrait pas surprendre !

Malheureusement, rien ne changera si aucune conscience collective n’est prise déjà au niveau parental dans l’encadrement de leurs enfants face à l’usage du téléphone portable donc des réseaux sociaux.

Les chiffres ci-dessus sont des chiffres reçus officiellement. Vous savez que certaines filles abandonnent tôt les cours pour ne pas laisser découvrir leur situation de grossesse.

Malgré les lois pour protéger ces enfants, le phénomène suit son bonhomme de chemin et pire. In fine, que faut-il faire pour arrêter l’hémorragie ?

Innocent Lebon

25-05-2026

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