Le Président de la fédération togolaise de boxe (FETOBOXE), Dr Adoté Mawussé KPAKPO a, à travers un courrier en date du 07 mai 2026 suspendu temporairement un sept clubs affiliés de Lomé, un club d’Aného et deux de Kara.
La raison évoquée, ces clubs n’ont pris part à aucune activité officielle organisée par la Fédération depuis deux ans.
Cette mesure selon le Président de la FETOBOXE, vise à assainir le fichier des clubs affiliés, encourager une participation effective aux activités fédérales et renforcer la crédibilité et la structuration de l’organisation n’est pas du goût des présidents de clubs suspendus.
Les présidents des clubs provisoirement sanctionnés disent avoir appris la nouvelle à travers un courrier envoyé sur une plateforme des anciens boxeurs par leur collègue et le président d’Asfosa Boxing Club, DICK Coco.
« Je ne connais pas l’intention de Dick envers nous ses pairs présidents de clubs. Est-ce à lui de nous faire parvenir la lettre ou à la fédération de le faire? », s’est indigné le président de Colombe Boxing Club, César OLYMPIO avant d’ajouter que « la fédération togolaise de boxe va mal. Je ne sais même pas sur quels critères elle s’est basée pour suspendre nos clubs. Quelle activité la fédération a organisé et nous a invité par courrier et nous n’avons pas répondu. Les faits sont là, qu’elle nous le dise! C’est un championnat qu’il a organisé la dernière fois? Il faut combien de catégories de boxeurs pour combien de jours? »
Pour ces présidents de clubs, anciens boxeurs dont la plupart réside à l’étranger, la présence de DICK aujourd’hui aux côtés de la fédération doit plutôt être source de joie en tant qu’ancien boxeur pour booster les choses mais malheureusement, c’est le contraire.
Le Président de Kpalongo Boxing Club, Daniel KPALONGO est allé au fond de ce courrier de suspension.
Pour cet ancien champion, aucun courrier de la fédération de la fédération n’est parvenu aux clubs pour une quelconque organisation de ses activités.
« Je ne sais pas si mes collègues présidents de clubs ont pour leur part reçu une fois l’invitation de la fédération togolaise de boxe nous demandant de participer à une activité. Je ne sais vraiment pas mais pour ma part, non », a-t-il déclaré avec air furieux avant d’ajouter qu’ « il n’y a aucune bonne relation entre les membres de l’actuelle fédération et les clubs affiliés. C’est par le biais de la presse que nous apprenons parfois que certains boxeurs togolais des clubs de ceux qui se retrouvent à la fédération ont fait telle ou telle activité. En quel début de saison la fédération nous a une fois envoyé de courrier pour nous informer d’un chronogramme de ses activités? Si elle pense nous faire mal,qu’elle se trompe. C’est au peuple togolais et surtout à ces jeunes talents pugilistes qu’elle fait du mal ».
Bon gré mal gré, cette suspension des clubs ne fait ni froid ni chaud à ces présidents qui se disent « être sereins ».
« Nous avons reçu une lettre par la voie de notre collègue DICK sur une plateforme, nous informant que nous sommes suspendus par la fédération. Vous trouvez ça normal ? Nous n’avons reçu aucune lettre officielle déchargée par nos secrétaires. Aucune règle n’est respectée à la FETOBOXE », a répliqué le président de Gbohloe-Su Boxing Club, Mathé HOLLARD avant de conclure que « si notre collègue et ancien Boxeur national DICK Coco est aux côtés du président de la FETOBOXE qui pour sa part n’a jamais porté de gang pour un combat de boxe dans de pareille situation, c’est bien dommage mais c’est son choix. On doit le respecter ».
Conscient que ce qui se passe aujourd’hui à la fédération togolaise ne se fait nulle part selon l’ancien entraîneur de la fédération luxembourgeoise de boxe et patron de Gants d’Or Boxing Club, Anoumou AGUIAR.
« En aucun cas, ce qui se passe aujourd’hui à la FETOBOXE ne peut être toléré », a regretté le président de Gants d’Or avant d’ajouter que « si la fédération organise des galas sans informé, ni invité les clubs en dehors des clubs des membres de la FETOBOXE, comment veut-elle que nous puissions nous associer à la comédie? Si la fédération, après avoir établi les licences aux boxeurs refuse de les remettre aux clubs sous prétexte de ne pas voir évoluer ces jeunes boxeurs, que veut-elle de nous ? Si le président de la fédération à qui j’ai envoyé de l’argent par le biais de mon petit frère et DICK Coco depuis Luxembourg pour l’affiliation de dix (10) clubs, y compris son propre club et mes deux autres clubs qui sont Black Bomber Boxing Club et UNIR Boxing Club, a refusé d’affilier ces clubs à la fédération pense amené à bon port les pugilistes, cela fait son problème. Nous autres avions fait honneur au Togo dans les rings et notre souhait, c’est aussi de voir nos frères et enfants émergés en ce sens mais bon ».
Les présidents des clubs suspendus disent ne pas être étonnés de la situation qui prévaut actuellement. Pour eux, c’est souvent des manigances qui se font à l’approche d’un congrès afin de mettre en sourdine les clubs et passer à l’acte avec ceux qui arrangent la fédération.
Vent debout contre la confiscation de la boxe par les opportunistes, les présidents de clubs appellent à une mobilisation pour défendre leur droit et faire valoir le noble art parmi les disciplines sportives togolaises.

En rappel, Étoile filante Boxing club, Akéklé Boxing Club, Kpalongo Boxing Club, Prinz Lorenzo Boxing Club, Black Stone Boxing Club, Gants d’Or Boxing Club, Colombe Boxing Club, Gbohloe-Su Boxing Club, Asko Boxing Club et Asck Boxing Club ont été provisoirement suspendus de toute activité de la FETOBOXE.
Nous y reviendrons…
Maurice (9030-0422)
