Le fondateur de la Boxe de la Gendarmerie nationale togolaise et président de Gbohloe-Su Boxing Club d’Aného, HOLLARD Mathé a réagi suite à la suspension provisoire des dix clubs affiliés à la fédération togolaise de boxe (FETOBOXE) pour non participation aux activités durant une période de deux (02) ans.
L’entraîneur de la boxe professionnelle a accepté de répondre depuis le pays de Goethe aux questions de notre rédaction. Ce dernier a mis les points sur les « i » pour informer l’opinion du vrai problème qui sous-entend cette suspension de nul effet.
Relance Info : Bonjour Monsieur le Président. Présentez-vous à nos lecteurs !
HOLLARD Mathé : Bonjour cher journaliste et engagé pour la cause de la boxe togolaise. Je réponds au nom de Mathé HOLLARD. Je suis l’actuel Président de Gbohloe-Su Boxing Club des Lacs et le père fondateur du Club de Boxe de la gendarmerie nationale togolaise.
Ancien boxeur du Togo, j’ai représenté plusieurs fois le Togo sur la scène sous régionale et africaine. Je suis actuellement entraîneur de la boxe professionnelle en Allemagne.

Comment se porte Gbohloe-Su Boxing Club d’Aného.
Le club des Lacs se porte à merveille. Les jeunes pugilistes se portent aussi bien.
Gbohloe-Su Boxing Club s’active pour son prochain congrès les jours à venir.
Nous avons appris par voie d’un communiqué la suspension provisoire de Gbohloe-Su Boxing Club. Comment en êtes-vous arrivés là ?
Merci pour cette question qui suscite des interrogations dans le monde de la boxe togolaise en ce moment.
Nous avons comme tous les autres clubs, appris notre suspension provisoire à travers les réseaux sociaux. C’est un des nôtres qui se dit collaborateurs de la FETOBOXE qui a déposé le communiqué sur la plateforme des anciens boxeurs où sont présents presque les présidents des clubs suspendus, vrais acteurs de la boxe. Lorsque que je parle des vrais acteurs, je fais allusion à nous qui avons combattu dans le ring pour défendre les couleurs du drapeau togolais.
Vous savez, la boxe n’est pas comme les autres disciplines sportives et la fédération n’a pas le monopole d’organisation des activités telles que les galas et championnats. Elle a vocation de participer aux activités inscrites dans l’agenda des clubs en les subventionnant avec les fonds mis à sa disposition par le ministère des sports.
L’année dernière nous avons organisé deux activités à la plage de l’hôtel Lébéné mais aucun membre de la FETOBOXE n’a daigné répondre à notre invitation. Pourtant on suspend nos clubs pour des raisons qui sont bien cachées.
Des raisons bien cachées, dites-vous ? Si tel est le cas, quelles sont les démarches pour la levée de la sanction ?
À Gbohloe-Su Boxing Club, nous avons adressé un courrier à la fédération afin qu’elle nous explique le bien fondé de cette sanction. Laissez-moi vous dire que, c’est souvent une habitude pour beaucoup de fédérations que le Togo ait connu de procéder ainsi à l’approche du renouvellement du bureau pour confisquer la chaise. Quels clubs connaissez-vous en dehors de la dizaine qui vient d’être suspendue ? Ils seront comptés du bout des doigts. Aujourd’hui, je peux vous affirmer que nous, en tant que vrais acteurs et présidents de clubs ne disposons pas du nombre réel des clubs qui sont jusqu’à aujourd’hui affiliés à la FETOBOXE. N’est-ce pas surprenant ?
C’est le lieu pour nous d’exiger le répertoire des clubs afin que nous ayons une notion sur l’ensemble des clubs qui ont constitue’t la FETOBOXE.
C’est surprenant de faire une telle déclaration monsieur le président. Pourquoi vous n’avez pas été exigeants depuis et c’est après cette suspension que vous adressez cette demande ?
Nous avons toujours exigé de connaître le nombre total des clubs que nous disposons à ce jour de mais la fédération actuelle fait oreilles sourdes. Mais à présent, tout doit être clair pour la fédération, les clubs affiliés de même que le Comité national olympique togolais (CNOT) que nous allons prendre à témoin de toutes les dérives.
Vous avez précédemment parlé de vrais acteurs de la boxe, est-ce à dire qu’il y en a parmi vous qui sont des faux ?
Je ne parlerai pas de faux car nul n’est parfait dans ce monde. Ce que je peux dire, c’est d’aller vers les archives voir si ceux qui ont confisqué aujourd’hui la FETOBOXE ont une fois reçu les coups de gants dans un ring. Ce sont les amoureux du noble art et non des pratiquants. S’ils avaient cette opportunité d’avoir compéti et d’avoir essuyé les coups dans leur figure, nous ne serons pas là où nous sommes aujourd’hui.

La fédération dit avoir organisé des activités auxquelles vous n’avez pas pris part, reconnaissez quand-même votre tort !
Rires… Notre tort ? Nous n’avons jamais eu tort dans ce qui se passe. Vous savez , nous avons toujours exprimé notre volonté de faire booster les lignes mais hélas !
Gbohloe-Su Boxing Club a toujours exprimé sa volonté à travers des courriers d’accompagner l’actuelle équipe dirigeante mais l’autre bord n’a toujours pas disponibilité.
Je vais vous faire cette confidence. La plupart de nous qui sommes des vrais acteurs résidons en Europe et la FETOBOXE ne doit pas normalement avoir la peine de collecter des matériels un peu partout pour couvrir ses besoins mais dommage. Nous nous demandons si c’est notre absence sur le sol togolais qui est la source des problèmes. De toutes les façons, nous allons définitivement régler ce problème cette année pour l’avenir de la boxe togolaise si Dieu le veut.
Votre mot de fin.
Pour terminer, je demande à la fédération togolaise de boxe de publier la liste des clubs affiliés pour une transparence dans la gestion des affaires en attendant de voir la suite. Je la demande humblement de rapporter sa décision de suspension pour la bonne cohésion avec les clubs car suspendre dix clubs sans raison valable, c’est faire de trop.
Merci à votre journal pour son engagement et que Dieu bénisse le Togo !
Interview réalisée par Maurice AGBOSSOU-GOUDABLA (9030-0422)
