Le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey met en garde les pays membres de la CEDEAO sur la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest tout en rappelant qu’une déstabilisation de l’Alliance des États du Sahel (AES) pourrait avoir des conséquences graves pour l’ensemble de la sous-région.C’est un appel lancé mercredi 26 mars 2026 sur la page Facebook. « Pour le Togo, la paix et la sécurité régionales ne peuvent être fragmentées. Si l’AES vacille aujourd’hui, c’est toute la région qui sera menacée », a posté le chef de la diplomatie togolaise, le Prof. Robert Dussey.
Dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre les pays de l’AES le Mali, le Burkina Faso et le Niger et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le diplomate togolais fait ses analyses sans toutefois ignorer les conséquences que cette crise dans la sous-région. Malgré cette rupture, certaines formes de coopération continuent d’exister, notamment dans les domaines économiques et techniques. Toutefois, la question sécuritaire reste un enjeu majeur nécessitant une coordination entre les différents acteurs de la sous-région. Les initiatives diplomatiques se multiplient pour maintenir le dialogue car comme l’a dit le Feu Général GNASSINGBE Eyadéma, « si la case de ton voisin brûle, ne te contentes-toi du feu car il peut atteindre ta maison ».
Le représentant spécial de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, Mamadou Tangara a récemment mené une tournée dans plusieurs capitales ouest-africaines où, il a été reçu le 10 mars à Freetown par le président sierra-léonais Julius Maada Bio, également président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao. Cette série de rencontres s’inscrit dans une volonté de renforcer la coordination entre l’Union africaine et la Cédéao face aux défis sécuritaires et politiques dans la région.
À travers la déclaration du Prof. Robert Dussey, le Togo appelle à éviter une fragmentation de la sécurité régionale. Selon le ministre Dussey, la stabilité du Sahel est indissociable de celle de toute l’Afrique de l’Ouest. Lomé insiste sur la nécessité de maintenir des mécanismes de coopération et de dialogue entre les États afin de prévenir une aggravation de l’instabilité dans la région.
Rappelons que depuis leur retrait de CEDEAO, les pays de l’AES ne sont guère libres de leurs mouvements.
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