Les connexions entre le port et la PIA exigent des aménagements rapides.
Le Directeur général du Port autonome de Lomé (PAL), le Contre-Amiral Fogan Adegnon est fatigué de voir les installations anarchiques le long des rails de la zone portuaire.
Dans une note en date du 25 novembre dernier, Fogan Adegnon donne un ultimatum de cinq jours pour libérer les lieux.

Du sous-pont à l’intersection de la voie ferrée Lomé–Aného, jusqu’au tronçon reliant Akodesséwa à Luxolin, les occupants doivent dégager leurs étalages, conteneurs, parasols, chambres de motel servant de passage pour les prostituées le longs des rails de la raffinerie de pétrole au plus tard le 30 novembre 2025.
Selon la note signée du Contre-amiral Adegnon, ces couloirs ferroviaires, aujourd’hui encombrés, doivent être entièrement dégagés pour garantir la réalisation des travaux annoncés par le Port Autonome de Lomé afin de permettre l’avancement d’un projet d’aménagement destiné à connecter le Port au à la plateforme industrielle d’Adétikopé.

« Nous avons été informés des travaux le long des rails depuis plusieurs années. Nous avons toujours fait les doléances qui ne sont jamais refusées mais cette fois-ci, je crois que la réalisation du projet est propre « , a laissé entendre Manu, un commerçant installé le long des rails au TP3.

Pour cette dame qui vend les repas chauds d’un autre côté, les responsables du PAL n’ont pas tort mais la date butoire est surprenante.
 » Le directeur général du PAL qui connaît les réalités peut quand-même dans sa note nous accorder un peu plus de jours afin de nous permettre de chercher l’endroit où nous pouvons nous installer, de casser et ramasser nos effets. C’est important « , a-t-elle confié sous l’anonymat.

Si ces commerçants et utilisateurs de la voie publique sont touchés par le ultimatum de déguerpissement, beaucoup le trouve normal.

 » Nous vivons dans un environnement pas possible ici derrière la raffinerie où la prostitution et le banditisme se sont installés le long des rails avec de petits bistrots installés un peu partout avec la vente des médicaments, de la drogue et tout. Il faut que port aille à la vitesse supérieure comme le cas du commissariat d’Adamavo qui met de l’ordre depuis plusieurs semaines  » a confié le sieur Mensah Foli.

De son côté Da Madjé demande aux responsables du PAL de ne pas céder pour cette fois-ci car trop, c’est trop.
 » Les gens se permettent de vendre le long des rails et du caniveau à d’autres qui installent de n’importe quoi. Ils s’en vont même jusqu’à érigé des chambres en bois ou en tôles qui servent de chambre de passage la nuit entre les prostituées et leurs clients « , a-t-elle regretté.

La note stipule que l’autorité portuaire procédera elle-même à l’évacuation des installations restantes, conformément aux textes en vigueur après le 30 novembre prochain.

Gilles (Stagiaire)

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