Depuis plusieurs mois, des cas de prétendue « disparition de sexe » agitent certaines localités du Togo, provoquant violences et atteintes graves aux droits humains. À Atakpamé, trois hommes ont récemment été condamnés à 12 mois de prison dont 11 avec sursis, pour dénonciation calomnieuse, exposition d’autrui à un risque et violences volontaires.
L’agression d’un tradi-praticien à Agoènyivé Atchanvé
Ce mercredi 12 août 2026, à Agoènyivé Atchanvé, un nouvel épisode dramatique s’est produit. AGÔNON Xavier dah Langanssi, comme s’est de lui qu’il s’agit, est un tradi-praticien béninois qui a été violemment pris à partie par une foule après avoir été accusé de la disparition du testicule d’un enfant.

Selon les informations recueillies, Xavier vendait des médicaments traditionnels lorsqu’un client a affirmé que le testicule de son fils avait « disparu ». La rumeur s’est rapidement propagée, déclenchant une attaque collective contre le praticien, roué de coups et laissé en sang. Sa moto a également été saccagée.
L’intervention décisive des forces de l’ordre
Alertées par un témoin, les forces de l’ordre sont intervenues pour extraire Xavier des mains de la foule. Malgré la résistance de certains habitants, le tradi-praticien a été conduit à la gendarmerie d’Agoènyivé Atchanvé.

Fait révélateur : l’enfant dont le testicule était prétendument « disparu » a finalement été examiné et retrouvé intact devant les autorités.
Un appel à la vigilance et à la justice
Cet incident met une nouvelle fois en lumière les dangers liés aux accusations infondées de « disparition de sexe ». Ces violences, nourries par la peur et la mauvaise foi, portent atteinte à la dignité et à la sécurité des citoyens innocents.
La rédaction de notre journal salue le professionnalisme des forces de l’ordre, dont l’intervention a probablement évité un drame plus grave. Elle appelle la population togolaise à la prudence et à la responsabilité, afin de ne pas céder à la psychose ni commettre d’injustices.
Par ailleurs, elle invite la justice togolaise à sévir contre ces comportements qui compromettent la cohésion sociale et ternissent l’image du pays.
Nous y reviendrons !
