Connues pour sa dangerosité et ses effets néfastes pour la santé humaine, les huiles noires exposent le plus souvent les populations aux risques de pollution et d’incendies.
La collecte illicite des huiles noires (usagées) au centre des agglomérations est un risque pour les populations et un danger pour l’environnement car ces huiles usagées constituent un grand danger pour l’environnement et les populations.
Ces huiles rejetées dans la nature réduisent l’oxygénation de la faune et de la flore. Ainsi, déversées dans les canalisations et sur le sol, les huiles usagées peuvent boucher et colmater les filtres car il faut le rappeler, 1 litre d’huiles usagées peut couvrir une surface d’eau de 1000 m2.

Sensées d’être collectées par des professionnels après une étude environnementale, ces huiles sont déposées clandestinement un peu partout dans la capitale togolaise et sur l’étendue du territoire nationale par des sociétés fictives étrangères pour la plupart comme se fut le cas de son déversement dans village de Kanyikopé, situé dans la commune de Golfe 1 mettant en danger la vie des pauvres populations.
Subdivisées en deux catégories, celles appelées « huiles claires » d’origine industrielle et peu détériorées en cours d’utilisation sont facilement régénérées par un procédé de purification simple (filtrage ou centrifugation). Celles appelées « huiles noires » provenant principalement de la lubrification de véhicules automobiles sont soumises à des conditions thermiques sévères et de ce fait chargées en métaux et en résidus de combustion et oxydées.

Les huiles usagées sont dangereuses à l’environnement
Les huiles usagées sont peu biodégradables, leur rejet dans la nature est dangereux pour les systèmes naturels.
Par exemple, 1 litre d’huile usagées pollue 1 million de litres d’eau.
C’est donc à cet effet qu’il est déconseillé de jeter les huiles usagers par terre, dans les puisards, les remblais, les caniveaux ou égouts et de les utiliser comme désherbant. Les huiles usagées ne doivent pas servir de combustibles comme le cas du vidange, du fuel et de ses dérivés utilisés clandestinement.
Où stocker les huiles usagées ?
Avant de stocker les huiles usagées au Togo, il faut préalablement faire une étude environnementale d’impact et ensuite obtenir une autorisation du Ministre en charge de l’environnement et ensuite disposer d’installations étanches pour le stockage des huiles usagées en attente de collecte. Ces installations doivent être accessibles aux véhicules collecteurs.
Mais force est de constater que nombreuses sont ces sociétés fictives qui s’installent un peu partout dans la capitale togolaise pour tirer la substance juteuse et qui mettent la vie des populations en danger.

Cas du village de Kanyikopé
Alerté par un riverain sur la situation, un de notre reporter s’est rendu sur les lieux.
La remarque positive a permi d’explorer certaines pistes pour mieux cerner la situation. Il ressort donc que ces huiles se trouvent à la surface de l’eau dans le grand caniveau venant du TP3 qui longe la clôture de la société Sototoles et débouchent dans la mer.
L’auteur de cette pollution est un patron d’une entreprise de lavage des voitures près des rails qui serait actuellement en fuite mais, un de ses employés serait gardé à vue selon une source à la commune de Golfe 1. La même source indique que le ministère chargé de l’environnement, saisi du dossier a envoyé un technicien sur les lieux.
Malheureusement, ce dernier au lieu de prendre au sérieux cette situation qui met en danger la vie des populations de la zone est resté inacte permettant aux travailleurs qui enlèvent les déchets dans le caniveau de creuser une fosse sur la voie pour évacuer ces huiles noires.

Comment cela a-t-il été possible ?
À cette question, seul le technicien ayant fait le déplacement pour constater les faits pourrait situer l’opinion de cette inaction du ministère de tutelle et de la direction de l’environnement qui ont laissé libre cours de déverser cette substance dans un caniveau avant une éventuelle évacuation. Il est urgent pour le ministre Dodji Kokoroko et la direction de l’environnement d’user de tous leurs moyens pour mettre les populations de Kanyikopé hors danger.
Nous y reviendrons !
Maurice (9030-0422)

