Le ministère de la Sécurité et de la protection civile a créé le 7 mai dernier 14 nouvelles unités de police réparties sur l’ensemble du territoire national, y compris le commissariat central de Baguida.
Avec pour mission la protection des personnes et des biens ainsi que le maintien et le rétablissement de l’ordre public, cet engagement du ministre chargé de la sécurité est salué par les populations de la commune de Baguida.
« C’est avec joie que nous accueillons cette information dans le canton de Baguida. Par l’implantation de ce commissariat central, je suis persuadé que les ghettos n’auront plus leur place autour de nos », a confié Joseph Koutado, un habitant de Gaglo-Kpota.
Même son de cloche, cette revendeuse au nom de Da Kokoè située derrière la Cité BOAD ne cache pas sa joie.
« J’ai appris l’information par les ondes d’une radio de la place et je suis certaine que les choses ne tardent pas. Ici sur la rue de la BOAD, il n’est pas possible de passer au delà de 21 heures. Les jeunes brigands dont la plupart ont loué domicile dans un ghetto ici derrière la Cité font la pluie et le beau temps », a-t-elle déclaré la gorge serrée.
À Tokpokomé derrière la raffinerie, plusieurs habitants ont hâte de voir concrétiser ce projet qui touche à cœur.
« Je suis disponible à coopérer avec le commissariat central afin de poursuivre la mission entreprise par celui d’Adamavo autour de nous afin de renvoyer ces jeunes filles de joie vers leur pays d’origine », a laissé entendre Koudjo AFANGBEDJI avant d’ajouter que « c’est une insécurité inédite ce qui se passe derrière cette clôture de la raffinerie, où il nous est impossible de circuler la nuit ».
La population d’Agodékè pour sa part pointe du doigt les jeunes qui s’adonnent à la consommation de la drogue sur le terrain du collège à la tombée de la nuit.
« Venez constater vous-même si nous sommes en sécurité avec ces jeunes qui coupent la voie la nuit après avoir consommé leurs médicaments et autres », informe Marguerite AMEWOTO avant d’ajouter que « malgré les efforts du chef de notre village, les lignes ne bougent toujours pas et notre cimetière du village est devenu un abri pour ces jeunes garçons et filles assoiffés de la drogue ».
De tous les coins et recoins de la commune, l’insécurité est grandissante comme le cas du village de Dévégo.
« Notre village Dévégo est un cas particulier. En tant que journalistes, vous avez le devoir d’informer le ministre des Mines que nous qui sommes riverains directs demandons à Samaria de venir reprendre le dragage pour notre sécurité », a déclaré Folly-Montsron Folly avant d’ajouter que « nous avons été manipulés pour stopper ces travaux mais aujourd’hui nous constatons que les jeunes bandits occupent l’espace aménagé par le passé pour exploiter du sable jour comme nuit ».
En rappel, le District Autonome du Grand Lomé dispose du Commissariat Central d’Adidogomé avec pour siège Sagbado couvrant les commissariats d’Akato, de Wougomé et la Brigade Anti-Criminalité (BAC) Yokoè dans la commune Golfe 7, le Commissariat Central de Baguida qui couvre les commissariats d’Adamavo, d’Avépozo, les BAC d’Avépozo et d’Adakpamé. La Brigade Anti-Criminalité de Kégué couvre le quartiers Kégué, Forever, Hèdzranawoé et Attiégou dans la commune Golfe 2. La Brigade Anti-Criminalité d’Adakpamé couvre Adakpamé, Kagomè, Anfamé, Kagnikopé et Katanga dans la commune Golfe 1.
Maurice (9030-0422)
